Daniel Simon

 

 

PAGE en CONSTRUCTION

http://fr.wikipedia.org/wiki/Daniel_Simon
Avenue Paul Deschanel 86 Boîte 14  B - 1030  Bruxelles

Tél. :00.32(2) 216.15.10 – Mobile : 00.32.477.76.36.22

Autres:

Membre du Comité belge de la SACD de 1990 à 1994 et, de 2000 à 2002.
Membre fondateur puis Secrétaire de l’association des auteurs dramatiques « RépliQ », de 2000 à 2002.
Vice -Président du Conseil du Théâtre pour l’Enfance et la Jeunesse de la Communauté française de 1990 à 1994.

Pièces de théâtre pour jeune public depuis 1986.


“Ventre de papier” (Théâtre de la Menterie, 1986, Prix du meilleur spectacle, adaptation pour la RTBF, réalisateur: Philippe Kempen, éditions Lansman, 1991 – Création par la Cie Le Banc public, France, 2002)

“Visite en Noir et Blanc” (Théâtre de la Menterie, 1987)
“Eldorado” (Compagnie des Mutants, Prix du Meilleur spectacle en 1987, adaptation pour la RTBF, Réalisateur: Philippe Kempen)
“Les Heures Creuses” (Théâtre de la Menterie, Création en 1989)
“Premiers Chants” (Créa-Théâtre, Création en 1989, Prix du Meilleur Texte et Prix de la SACD, adaptation télévisuelle par No Télé, Tournai; éditions Lansman/Nocturnes 1989, création de fragments avec La ligue Wallonne de Santé Mentale dans le cadre des Etats Généraux de la Santé Mentale en Wallonie (8,9 et 10 octobre 1998). Mise en scène: Anne-Marie Lateur)
“La Moitié du Monde” (Créa-Théâtre, Création en 1990, éditions Lansman/Nocturnes, 1990).
“Régime de Nuit” (en collaboration avec Bernard Clair), Théâtre des Zygomars, 1995.)
“Le Rêve du Jardin” (Mise en scène de l’auteur, Théâtre des Zygomars, Huy, août 1997)
“Gros-Maigre” (Mise en scène de l’auteur, Théâtre des Zygomars, Huy, août 1997)
“Le Scribe de l’Archipel” (Mise en scène de Guy Pion, Théâtre du Chakipesz, Huy, août 1997)
« Océans » (Mise en scène de l’auteur, Théâtre des Zygomars, Namur/Huy, 1998)
« Le Rêve du Jardin » (adaptation pour le Théâtre Taptoe de Gand, création en néerlandais en 1999 à Gand ; « Sonho do jardim », adaptation par Caméléon Théâtre, Coïmbra, Portugal en 2005 par José Geraldo)
« Le Marchand de caresses » (Le Magasin des histoires, 2000, 2001,2002, 2003, 2004) « Mercador de Caricias » (version portugaise du Marchand de Caresses, traduction, adaptation et jeu par José Géraldo, Coïmbra, Portugal, 2001, 2, 3, 4)
« Le Chantier » : dramaturgie et travail de texte, création Créa-Théâtre, Tournai, 2006

Pièces pour adultes:


« Scènes de la vie quotidienne » (Théâtre universitaire de l’Université de Liège, 1976, mise en scène Michel Demblon, François Duysinx)
« Incognito » (Création à Bruxelles, Le Grand Parquet, 1986, mise en scène d’Arnold Sartoz)
« Les Petites Manœuvres » (Création Atelier Sainte Anne à Bruxelles en 1990 et à Paris, Compagnie Vincent Auvet, Paris, 1993; éditions Lansman, 1989, nouvelle mise en scène de Régis Ducqué au Théâtre de l’Etincelle, Bruxelles, octobre 1998) (édité chez Lansman
« Snipers » (Lecture-spectacle de l’auteur au Théâtre Varia, Bruxelles, 1996, production en cours, Théâtre Traverse, 1997-1998, éditions du Groupe Aven,1997, lecture-spectacle dirigée par Jean-François Politzer le 18 décembre 1998 à La Fabrique de Théâtre, Mons))
« Souvenirs du Portugal » (in “Démocratie mosaïque 1″, éditions Lansman, 1996
« Dernier Chant » (in « P.P. Pasolini, 20 ans », coordination, avec des textes de Pierre Mertens, Marc Rombaut, Jacques De Decker, Luc Dellisse,…éditions Lansman, 1996
« La veillée » (in “Démocratie mosaïque II”, Editions Lansman, 1997, Prix Promotion Théâtre
« Le lamento des Gnons » (in revue Archipel, hiver 1997-1998)
« Les catacombes du blanc », essai radiophonique (in revue Archipel, hiver 1998-1999)
« Colère noire », (inédit)
« La mort marraine» (inédit, avec l’aide d’une Bourse à l’écriture Communauté française, 2000, parution de la troisième partie dans la revue Marginales n° « Impressions d’Afrique»)
« L’isoloir » (in « Démocratie mosaïque IV », Lansman, 2000)
« Trop près » (pour « Sorties de Secours », lectures-spectacles à Mons et Bruxelles pour le Centre des Ecritures Dramatiques Wallonie-Bruxelles et le Théâtre-Poème, 2000)
« Le Bazar de la charité » (création en lecture au Festival d’Avignon, dans le cadre de « Vent du Nord », en association avec Répliq et la SACD, le 20 juillet 2001)

« D’où viens-tu pirate ?» (inédit, 2003 ; lecture publique au Théâtre des Martyrs en mars 2005 par le MET, mise en voix Christian Crahay)
« Tina wa na » (Toi et Moi) (inédit, lectures-spectacles Ixelles, mai 2003 et Africalia 2003)
« J’y suis, j’y reste » in « Démocratie, j’écris ton nom » (25 écrivains belges), éditions Couleurs Livres, Charleroi, 2004 (création le 12 mars, au Centre Culturel de Schaerbeek, dans le cadre de la Nuit de la Femme dans une mise en scène de l’auteur, avec la comédienne Florine Elslande)

Adaptations théâtrales:


- « Stabat Mater » de Jean-Pierre Verheggen (avec Linda Lewckowicz et Jean-Claude Derudder, Création Théâtre Traverse, 1992)
- « Artaud Rimbur » de Jean-Pierre Verheggen (Création Théâtre-Poème, Bruxelles, 1994)
- « Le Jardin des Fables » (d’après des fables de La Fontaine et d’Ibn Al Muquafa, création Théâtre-Poème, Bruxelles, 1995)
- « Le Temps des Latins » (d’après les textes d’épicuriens et stoïciens, création Théâtre-Poème, Bruxelles, 1996)
- « Le Temps des Latins II » ou la Vertu des plaisirs (création Théâtre Poème, Bruxelles, janvier 1998)

- « L’Enragé de Schaerbeek » (d’après la correspondance de Michel de Ghelderode, création Théâtre Poème, mars 1998)
-« L’Atelier des Songes » (d’après des fragments de théâtre grec et latin, création au Théâtre-Poème en 1998, Bruxelles)
- « Modeste proposition pour les enfants perdus» d’après Jonathan Swift

Mises en scène:


« Estrades » de Jean-Pierre Willemaers avec Jean-Claude Derudder (Bruxelles, 1990, éditions Lansman/Nocturnes, également auteur de la scénographie, dans le cadre des “Nocturnes” (Lectures-spectacles au Centre Culturel de la Communauté française Le Botanique):
« Corps et Tentations » de Didier-Georges Gabily ( lecture-spectacle dans le cadre des Troisièmes Nocturnes, Botanique, Lecture-spectacle avec Nicole Duret et Jean-Claude Derudder, Bruxelles, 1991, auteur de la scénographie)
« L’Ancien Régime » de Luc Dellisse (Création à Bruxelles en 1991, avec Nicole Duret et Maurice Sévenant)
« Stabat Mater » de Jean-Pierre Verheggen (Création à Mons avec Jean-Claude Derudder en 1991, reprise au Centre Culturel d’Anderlecht en 1993, reprise au Théâtre National en 1995, captation vidéo par Les Archives et Musée de la Littérature, 1993).
« Artaud Rimbur » de Jean-Pierre Verheggen (Création avec Fabienne Crommelynck et Franck Dacquin en 1994 au Théâtre Poème, Bruxelles. Reprise à Marseille et à Charleville Maizières en 1995, Saint-Georges (Roumanie) en 1996, Bologne, 1997, Liège, 1997, auteur de la scénographie).
« Relevés de conteur » de Didier Arcq (oeil extérieur et dramaturgie, Création en 1994 à Bruxelles)
« Le Jardin des Fables » (La Fontaine et Ibn Al Muquafa, adaptation Daniel Simon, Théâtre-Poème, Bruxelles, octobre 1995, auteur de la scénographie)
« Pasolini ou la Scène d’un Destin-Phare » d’après des textes de P.P. Pasolini, adaptation: Pierre Mertens. Mise en scène: Daniel Simon. Théâtre-Poème, Bruxelles, novembre 1995, auteur de la scénographie).

« Snipers » écriture et mise en scène de la lecture-spectacle (coproduction Groupe Aven et Théâtre Traverse, mars 1996, Bruxelles)
« Glossomanies » de Christian Prigent (Théâtre-Poème, Bruxelles, mai 1996, Saint-Georges (Roumanie) 1996, Le Mans, Marseille, (France), 1998, auteur de la scénographie).
« Opera Buffa » de Franck Venaille (adaptation de Daniel Simon, Théâtre-Poème, Bruxelles, mai 1996 et mai 2001, avec Yves Bical, lecture-spectacle, auteur de la scénographie)
« Le Temps des Latins » (adaptation de Daniel Simon, création Théâtre Poème, Bruxelles, octobre 1996, auteur de la scénographie)
« Iégor » (de Luc Dellisse d’après Charles Plisnier, Centre Culturel de la Région de Mons, décembre 1996 et Théâtre Poème, Bruxelles, mars 1997, auteur de la scénographie)
« Petit Matin, Grand Soir » de Jacques De Decker (Théâtre Poème, Bruxelles, 1997, auteur de la scénographie)
« Le Temps des Latins II » ou « La Vertu des plaisirs » (Théâtre Poème, Bruxelles, 1998, auteur de la scénographie)

« Tanganika ou le viol du Tabernacle » de Nzey Van Musala (Centre Wallonie-Bruxelles de Kinshasa, RDC, avec la Compagnie Marabout Théâtre, février 1998, auteur de la scénographie)
« L’Enragé de Schaerbeek » (d’après la correspondance de Michel de Ghelderode, Théâtre Poème, Bruxelles, mars 1998, auteur de la scénographie)
« Proust » (lecture-spectacle d’après la Recherche du Temps perdu, adaptation Luc Dellisse et Karann Guilbert, Théâtre Poème, mars 1998)
« Ceci n’est pas la pipe d’André Blavier » (d’après l’oeuvre d’André Blavier, création du Théâtre Poème à la Maison de la Poésie de Paris le 16 juin 1998 et reprise en septembre 1998 au Théâtre Poème, Bruxelles, 1999, 2000, 2001 en tournées en Belgique et en France)
« L’Atelier des Songes » (d’après des tragédies et comédies grecques et latines, création en novembre 1998 au Théâtre Poème, Bruxelles)
« Scènes pour la démocratie » (animation du projet avec mise en scène en collaboration avec Virginie Thirion et Guy Pion au Centre Culturel d’Etterbeek les 23 et 24 novembre 1998)
« Fragments de Scènes d’amour et de guerre » (Portugal, Aveiro): « Le Cahier des Larmes ou le Théâtre des Oreilles », janvier 1999. Production Companhia Teatro de Aveiro Efemero et Théâtre Traverse, 1999)
« Scènes d’amour et de guerre » à Kinshasa, Centre Wallonie Bruxelles en juillet 98.
Spectacle en coproduction entre le Marabout Théâtre et le Théâtre Traverse. Mise en scène de textes produits en janvier-février 98 dans l’atelier d’écriture du même nom.
« Scènes d’amour et de guerre » à la Fabrique de Théâtre: extraits de textes d’Albanie, de Roumanie, du Congo (RDC), du Québec. Mises en voix de Christine Mordant et Daniel Simon (le 18 décembre 1998)

« Sorties de Secours » (opération produite et coordonnée avec le Centre des Ecritures Dramatiques W-B et le Théâtre-Poème. Textes d’une dizaine d’auteurs belges, français, albanais et portugais. Mise en voix, édition en Revue et CD, 2000-2001).
« Laïos » de Vincent Magos (mise en voix au Théâtre de Poche le 18/12/2000)
« Hommage à Anton Pashku – Soirée consacrée au théatre albanais » (avec le Théâtre du Non Lieu et la Bellone, le 30 avril 2001 à la Maison du Spectacle La Bellone – Bruxelles)
« Lectures-spectacles » dans le cadre de la collaboration entre le Théâtre traverse et le Centre culturel de Schaerbeek des textes dramatiques des Ateliers d’écriture du Théâtre traverse (auteurs de Macamada, 2001, 2002)
« Tina wa na » (lecture-spectacle Ixelles, 2003, Africalia )
« Modeste proposition pour les enfants perdus» d’après Jonathan Swift (Dans le cadre du Festival de Seneffe 2004, Théâtre Poème, avec Jean-Claude Derudder)
« J’ai jamais été prise » (cinq monologues de femmes par Florine Elslande, Atelier de la Dolce Vita, octobre 2005 et Centre culturel de Schaerbeek, Bruxelles)

Pour la télévision:


Deux scénarios pour l’émission Double 7:
(RTBF)
Les Italiens de Belgique (1992)
Le Théâtre Jeune Public (1993)

Vidéos de création:


“Lettre à Sarah” vidéogramme (BETACAM Couleurs, 20′) de création en équipe avec Martine Verreycken (documentaire sur les personnes âgées dans le Homme du CPAS d’Anderlecht), 1994.
“Babel amour, babil toujours”( vidéo couleurs 30 minutes, en coréalisation avec Aliaj Shkelqim, dans le cadre de “L’art d’aimer, aimer l’art à Schaerbeek), production Administration communale de Schaerbeek et Théâtre Traverse asbl 2003).
« Le Promeneur Josaphat » à l’occasion des cent ans du Parc Josaphat en collaboration avec Aliaj Skelqim, couleurs, 25 minutes , production Traverse asbl
« Je suis un lieu commun », création, 2007, couleurs 15 minutes.
« Je vous écoute », réalisation avec Marc Bruynbroek-Lautal, couleurs 50 minutes 2010

Pièces radiophoniques:


“La Guerre au Théâtre”, 1995 (inédit).
“Bruxelles, Babel, Babil et Sabir” (création et réalisation dans le cadre de l’Atelier de Création radiophonique de la SACD, Projet retenu dans le cadre du concours de création “Ecouter, écrire et entendre la ville”, Bruxelles, 1998)
« La Borne des Pleurs » (inédit)
« Radio rêvée » (inédit)

Textes poétiques:


« Animal gavial » (avec Jean-Marie Mathoul, La Soif Etanche, Liège, 1974, épuisé)
« Le port du corps » (La Soif Etanche, Liège, 1975)
« L’os de la langue perce le mot » (La Soif Etanche, Liège,1976 et Traboule, Metz, 1976, épuisé)
« Fable fusain de Flandres » (Traboule, Metz, 1976, épuisé)
« Sept allées du poème au potager » (Fond de la Ville, Aywaille, 1976,épuisé)
« Le sens de la Marche » (poème sur le sculpteur roumain Brancusi, éditions de l’Ambedui, collection Un Quart, Bruxelles, 1996)
« Petite suite barbare », 1999, éditions Studio-Textes, Bruxelles..
« Les Gorges nouées » (éditions de l’Ambedui, Bxl, 1999)
« Epiphanies » (éditions L’Orange bleue/L’arbre à paroles, 2000)
« D’un pas léger », (poèmes, Le taillis Pré, 2007)
« Dans le Parc » (éditions MEO, 2011)

Nouvelles en recueils ou anthologies:


« Une course imbécile » dans « Passages » (éditions Glénat, Grenoble, 1988)
« Notes sur un colloque » dans « Le théâtre et le temps qui passe », (Mémoires singulières, dirigé par Roger Deldime, éditions Lansman, Centre de sociologie du Théâtre de Bruxelles, 1995.)
« Tereisa » dans « Et si l’herbe était verte, ici, aussi? », (éditions Commission Française Culture, Bruxelles, 1995.)
Collabore, depuis 1998, à la nouvelle série de la revue « Marginales » (trimestrielle, édition Luce Wilquin) dirigée par Jacques De Decker.
« L’échelle de Richter » (nouvelles, chez Luce Wilquin, 2006)
« L’école à brûler » (récit, éditions couleurlivres.be, collection Je, 2008)
“De quelle ancienne nuit n’êtes-vous pas revenus?” in “Écrivains du monde pour Haïti”(éditions du Banc d’Arguin, 2010)
"Mémoires et Notes à propos de la traversée de Bruxelles ou de ce qui y ressemble (ed. Maelström Révolution, 2010)
« Ne trouves-tu pas que le temps change ? » (Nouvelles, éd. Le Cri, 2011)

Collaboration diverses:


« Broyer du noir » article in « Procès Dutroux, penser l’émotion », éditions de la Communauté française, Service contre la Maltraitance, Bruxelles, 2004
« De l’eau sous les ponts » in « Les Contemporains » (suite de textes sur la question de l’art contemporain), éditions Les Contemporains, Bruxelles, 2003
« Des racines et des ailes », revue Reliures, 17 ? 2006 ? Liège (Transmettre, ce n’est pas donner)
« ORCA » (Revue de littérature pour la jeunesse, Champagne Ardenne) N°10, déc. 2007, (Le double jeu du théâtre dans l’image)
« GAPS », collaboration,2009.

Essais :


« Je vous écoute » (réflexions sur les bibliothèques, les lecteurs, les livres et les ateliers d’écriture), couleur livres, 2009)
“La Troisième séance ” (à propos des ateliers d’écriture, Couleur livres, 2010)

A paraître :


« Hors scène » (nouvelles, à paraître, écrit avec l’aide et l’appui de la Communauté française, Bourse à l’écriture)

Autres :


A publié des communications à la suite de participation à plusieurs colloques sur le théâtre, la médiation théâtrale, la communication…
A réalisé de nombreux voyages en Europe de l’Ouest et orientale, en Amérique (Nord, Sud) et en Afrique.
Anime des ateliers d’écriture dramatiques en Belgique, France, Italie, Roumanie, Portugal, République démocratique du Congo,…
Régulièrement chargé de mission dans ces pays par le C G R I (Commissariat Général aux Relations Internationales) de la Communauté française pour développer des projets littéraires et/ou théâtraux.
Organise et dirige des formations à la Communication orale et écrite. Anime et/ou organise de nombreux entretiens littéraires en Belgique et à l’étranger.
Pour de plus amples informations:
- Alternatives Théâtrales n°55, Répertoire des auteurs dramatiques contemporains
- Dictionnaire des Œuvres, Lettres françaises de Belgique, tome IV, éditions Duculot, Louvain-la-Neuve, 1994).
- Dictionnaire des auteurs dramatiques contemporains (par Claude Confortès, éditions Nathan, Paris, 2001)
- Ego Scriptor
Quel théâtre ? Quels écrivains ? Notes à propos de l’écriture dramatique en Communauté française, 1980-1995

Par Luc Dellisse
- (Informations à propos de mes activités théâtrales):
http://www.bellone.be/fr/ressources/details/persons/1680885

http://lexemplecestnous.org/daniel-simon-ecrivain-editeur

 

 

 

 

Un témoignage filmé par Yapaka

 



N’entrez pas dans ce lieu 

(création en décembre 2008 dans le cadre du Colloque du Centre d’études théâtrales de l’ UCL, « Europe, scène du doute », à paraître dans les actes du Colloque), publication, dans Marginales été 2009, lecture par l'auteur)

Lecture: http://www.demandezleprogramme.be/Un-texte-fort-lu-par-son-auteur?rtr=y

Publication Calaméo: http://fr.calameo.com/read/000065005f8ce53db3993


La dernière
 fois que ma mère est morte

(Texte paru dans Moebius- Dignité/intégrité: Quebec)

http://v.calameo.com/2.0/cviewer.swf?bkcode=000065005dd6bff35199f&langid=fr

 

Révolutions de palais

Monologue

http://fr.calameo.com/read/00006500542d1ac06a816

 

Modeste proposition pour les enfants perdus

Monologue d'après Modeste proposition pour les enfants des classes pauvres d'Irlande de J Swift

http://fr.calameo.com/read/0000650056297ec8cd094

 

D’où viens-tu pirate?

Théâtre/Lecture spectacle dans le cadre du MET, 2006

http://fr.calameo.com/read/0000650050cd2dc7f2872

 

 

 

 

 

 Instants fragiles

par Francine Ghysen
Le Carnet et les Instants N°166

« Ce ne sont parfois que des larmes que l’on cache dans des flux de paroles et qui logent si longtemps dans le vide à remplir, ce ne sont que ces choses soudaines qui relèvent le jour accroupi sous la langue, ce ne sont que des poses parfois si étrangères aux muscles et aux os qui tendent des arcades avant de s’effondrer dans les poussières du vocabulaire, ce ne sont, dites-moi, que des lumières qui passent en traînant dans la sombre chambre des mémoires, ces larmes qui vous viennent un jour. » 

Larmes invisibles, connivences furtives, émotions légères, aspirations rêveuses, nostalgies floues : c’est un recueil d’impressions que nous propose Daniel Simon, sous le titre Dans le parc.

Mouvements du cœur, parfois si ténus que la plume, à vouloir les capter, n’en garde que le reflet. Avec, au détour d’une page, un petit tableau d’une précision presque douloureuse. « Elle a posé ses mains sur le front de cet homme appuyé au banc dans l’ombre des arbres de l’allée, des oiseaux se sont envolés de ses yeux fatigués. Dans le silence de cet effleurement ont disparu les portes qui n’ouvrent plus sur rien, les matins qui se brouillent encore de nuit, les raideurs toutes occupées à croire, les espérances vendues à la sauvette, les enfances déliées dans des corps de vieillards. Elle a posé ses mains et un rien de vocabulaire a retrouvé sa place dans le vol des oiseaux qui reviennent. »

Auteur de théâtre (deux pièces parues chez Lansman), de poésie, de nouvelles, metteur en scène, Daniel Simon se passionne pour les ateliers d’écriture, qu’il anime depuis plus de trente ans, et auxquels il a consacré des essais. Le dernier, La troisième séance.Un atelier d’écriture en chantier, publié aux éditions Couleur livres, réunit témoignages et réflexions sur cette expérience de création collective, à chaque fois différente, même si l’idée de base est toujours : écouter et reconnaître les participants, les aider à faire émerger ce qui est enfoui en eux, à lui donner forme ; à construire ensemble un projet vivant. « Ces échanges ont marqué ma vie, littéralement. »

Il joue ici, avec un bonheur inégal, sur la gamme des instants saisis au vol, des espoirs entrevus, des secrets devinés. Du poème en prose, sensible et court, « le bref est une éternité posée sur une lame ».

 

Le Carnet et les Instants, N°166

Les mots pour dire le beau à travers le laid ou l’inverse


Superbe ouvrage composé de textes brefs écrits par Daniel Simon, poète, dramaturge, metteur en scène… qui excelle véritablement dans ce domaine. Je suis tombée sous le charme dès les premières pages, tant par la pertinence du propos que par l’élégance de plume des textes proposés. En quelques mots, Daniel Simon dit l’essentiel. Il ouvre également les portes d’univers tantôt grandioses tantôt plus démunis, entrées par lesquelles le lecteur pourrait s’engouffrer si il n’existait cette réserve de déflorer un monde mystérieux. Un réticence qui dure un temps, le temps nécessaire à la méditation, à la dégustation gourmande des perles qui émaillent le livre. Puis cet instant passé, c’est l’immersion en terre humaine, inconnue certes, mais familière par la justesse des émotions décrites et ressenties.
On y parle d’hommes, de coeur, de terre, de pluie, d’amour, d’absence… autant d’éléments qui composent nos vies.

Ces textes ressemblent à des tableaux ou à des moments fixés à jamais sur pellicule. Que disent ces regards, que font ces gens, où vont-ils, que regarde le soleil… autant d’interrogations qui nous entraînent loin et ça, c’est tout de même fantastique à vivre.

“Dans le parc”, c’est un lieu où l’on croise toutes sortes de gens, on observe et on imagine, on invente des histoires à ces gens (on a tous fait cela un jour ou l’autre), alors ça devient un vaste parc humain, un terreau de visages et de destinées dans lequel nous nous plongeons avec délice. Un délice qui peut se transformer en peur, car ce monde qui abrite justement tous ces gens que nous croisons n’est pas dénué de laideur et de brutalité. Les mots se transforment pour dire cela, pour créer un abri, pour décrire l’indicible. Ce monde, il a beau être parfois très moche, c’est tout de même celui dans lequel nous vivons. Le dépeindre, c’est aussi une manière de l’apprivoiser.
Retour alors à la beauté, à la grandeur des âmes et des choses. Pour le plus grand plaisir du lecteur !

par Sahkti, le 19 février 2011 (Genève)

http://www.critiqueslibres.com/i.php/vcrit/25818

Le 15 février, Guy Stuckens lisait un extrait de “Parc”, de Daniel Simon,
sur les ondes de Radio–Air libre (à écouter dans le Podfcast)

http://www.meo-edition.eu/historique.html

Le 15 février, Marilena Di Stasi a invité Daniel Simon et Gérard Adam à parler de leur dernier ouvrage sur les ondes de Radio-Alma-Brussellando

Instants fragiles
par Francine Ghysen
Le Carnet et les Instants N°166

« Ce ne sont parfois que des larmes que l’on cache dans des flux de paroles et qui logent si longtemps dans le vide à remplir, ce ne sont que ces choses soudaines qui relèvent le jour accroupi sous la langue, ce ne sont que des poses parfois si étrangères aux muscles et aux os qui tendent des arcades avant de s’effondrer dans les poussières du vocabulaire, ce ne sont, dites-moi, que des lumières qui passent en traînant dans la sombre chambre des mémoires, ces larmes qui vous viennent un jour. » 

Larmes invisibles, connivences furtives, émotions légères, aspirations rêveuses, nostalgies floues : c’est un recueil d’impressions que nous propose Daniel Simon, sous le titre Dans le parc.

Mouvements du cœur, parfois si ténus que la plume, à vouloir les capter, n’en garde que le reflet. Avec, au détour d’une page, un petit tableau d’une précision presque douloureuse. « Elle a posé ses mains sur le front de cet homme appuyé au banc dans l’ombre des arbres de l’allée, des oiseaux se sont envolés de ses yeux fatigués. Dans le silence de cet effleurement ont disparu les portes qui n’ouvrent plus sur rien, les matins qui se brouillent encore de nuit, les raideurs toutes occupées à croire, les espérances vendues à la sauvette, les enfances déliées dans des corps de vieillards. Elle aposé ses mains et un rien de vocabulaire a retrouvé sa place dans le vol des oiseaux qui reviennent. »

Auteur de théâtre (deux pièces parues chez Lansman), de poésie, de nouvelles, metteur en scène, Daniel Simon se passionne pour les ateliers d’écriture, qu’il anime depuis plus de trente ans, et auxquels il a consacré des essais. Le dernier, La troisième séance.Un atelier d’écriture en chantier, publié aux éditions Couleur livres, réunit témoignages et réflexions sur cette expérience de création collective, à chaque fois différente, même si l’idée de base est toujours : écouter et reconnaître les participants, les aider à faire émerger ce qui est enfoui en eux, à lui donner forme ; à construire ensemble un projet vivant. « Ces échanges ont marqué ma vie, littéralement. »

Il joue ici, avec un bonheur inégal, sur la gamme des instants saisis au vol, des espoirs entrevus, des secrets devinés. Du poème en prose, sensible et court, « le bref est une éternité posée sur une lame ».

 

http://www.promotiondeslettres.cfwb.be/index.php?id=8791

Le souci du détail

Où Jean-Claude Legros, manie l’amitié, l’humour et un certain sens du dérisoire pour tenter de cerner Dans le Parc comme il l’entend…Que les trois vertus évoquées plus haut m’habitent pour le remercier…

Il est faux de croire que tout un chacun se sente bien à sa place sur un plateau de télévision malgré cette sorte de notoriété que ce passage lui confère (J’vous ai vu à la télé), malgré cette petite titillation orgueilleuse – qui parfois donne la chair de poule, après coup, lorsque l’on revoit l’enregistrement (Tout le monde a droit à son quart d’heure de gloire).

Voilà quelques mois, j’étais invité à l’émission Mille-Feuilles (Thierry Bellefroid, RTBF) dont le thème était « Le souci du détail ». J’y présentais « un petit machin écrit » qui relate l’ascension d’un fameux pilier rocheux dans les Alpes, qui avait eu l’heur de plaire aux décisionnaires de cette émission.

L’autre invité « en plateau » était Philippe Delerm, qui présentait son dernier livre, paru chez Gallimard « Un trottoir au soleil ». Cet ouvrage décrit par le menu les impressions ressenties, au goutte à goutte, lors de rencontres ou d’éclats d’âme : du pointillisme intellectuel tout autant que matériel. Je l’avais lu, bien entendu, puisque, dans cette émission, chaque invité doit livrer l’émotion qu’il ressent à le lecture du bouquin de son « adversaire » littéraire.

Tout de suite, je me suis senti mal à l’aise car, la veille, j’avais reçu et lu le dernier livre de Daniel Simon, Dans le parc. Je me disais, perturbé par cette lecture, stressé aussi sans doute de cette apparition télévisée qu’il aurait mieux valu que Daniel soit à ma place, pour diverses raisons.

La première : il habite Bruxelles et l’émission s’enregistrait à Charleroi. J’habite Aywaille. Le trajet était beaucoup plus court pour lui.

La deuxième : il parle beaucoup mieux que moi, est à l’aise dans le monde médiatique puisque dramaturge, metteur en scène, poète, nouvelliste, critique littéraire, animateur d’ateliers d’écriture (et bien d’autres choses dont la moindre, pour moi, n’est pas celle de penseur ou, plus précisément d’ homme de réflexion. Voulant affiner mon propos, je dirais « homme qui réfléchit » ou, mieux encore, « homme qui, par expérience et par instinct, trouve la beauté et les travers du monde, parvient à les identifier, à les nommer, à en faire surgir les singularités »).

La troisième : ses gestes sont précis. Son verbe est fort.

La quatrième – et la plus importante -: son texte, Dans le parc, me semblait correspondre beaucoup mieux que le mien au thème de l’émission : Le souci du détail.
Je connais, ce Daniel Simon, depuis près de quarante ans. Depuis certaines soirées poétiques, sous la houlette de Jacques Izoard, dans la librairie « Le Quai », en Roture, à Liège.

Il ne se passe pas une semaine sans que nous ne nous donnions de nos nouvelles . Une chose (entre autres délires verbaux, téléphoniques et « de vie » ), qui correspond à ces textes brefs que l’on trouve dans son dernier ouvrage, m’a marqué. Nous nous étions donné rendez-vous dans une brasserie de Hannut. J’étais en avance, déjà attablé. Je l’ai vu arriver. Sorti de sa voiture, il a regardé la place, a parcouru le site, en a humé l’air, en a supputé l’atmosphère, s’en est imprégné, l’a mise en lui…puis s’est dirigé vers l’endroit de rendez-vous après s’être empli de l’ambiance du lieu. Il en est de même lorsque je me rends chez lui et que nous errons à la recherche d’un café, d’une brasserie, d’un restaurant : il regarde, happe l’instant, empoigne l’émotion qu’il traduira en mots.

Dans le parc, c’est cela : des respirations, des échos d’âme, des bribes de vie qui s’échangent et se percutent, des coups et des douceurs, des surgissements comme des sources de ce qui pourrait être des vies, des transmissions d’états d’âme, des cœurs et des cris. Des vies, somme toute, qui ne se dévoilent pas mais qui se soupçonnent. Qui s’inventent, sans doute ou, en tout cas, qui ont la faculté de se laisser deviner par un simple regard, un geste…voire même un rien du tout. Comme si le banal était un fanal vers lequel il fallait se diriger. Comme si la simplicité était la règle du bonheur.


Dans le parc
, c’est cela : l’énigme du zéro qui fait le tout ; la loi du rien qui englobe la vie ; le petit plus vivant que l’énorme…

Daniel Simon nous donne, dans ce livre, des chemins de (oserais-je l’écrire ?) sagesse
car il nous donne, dans ses mots, la faculté de nous dire que le bonheur est dans une perception immédiate de ce que l’on croit, à chaque moment et qui s’avère faux, pour peu que l’on respire par d’autres narines et que l’on n’entende par d’autres oreilles.

Dans le parc, un texte comme un micro tendu vers l’autre. Des larmes que l’on crache. Des bonheurs d’écriture. Des petits plaisirs de lecture…comme des bonbons que l’on suce, en regrettant qu’ils fondent si vite.

Quand je vous écrivais, en début de texte, qu’il avait mieux que moi sa place dans cette émission. J’avais raison, hein !

J-C Legros

Dans le Parc, Daniel Simon, M.E.O Editions, 2010.

 

 

 

 

 

 

 

Chez le même éditeur, dans la collection des "récits de vie", ayez donc aussi la curiosité de vous plonger dans l’École à brûler de DANIEL SIMON. L’auteur, un professeur (mais qui forme aussi des enseignants et fait du théâtre dans les écoles), se glissant dans la peau d’un enfant rebelle, tente de déceler les raisons de la colère d’une génération. "Aujourd’hui, des jeunes, souvent des enfants, mettent le feu aux écoles, aux crèches, aux centres de jeunesse et de culture. Ils brûlent et saccagent ce qui devrait les accueillir et les accompagner vers l’émancipation sociale si ce n’est le bonheur... " Pourquoi ils veulent que j’aille me faire tuer le temps là-dedans ? Pourquoi ils disent que c’est pour mon bien alors que je le vois pas venir ? Pourquoi ils disent que le monde est t fichu, que la terre elle tremble toute dans la chaleur et qu’elle va tomber bientôt dans l’trou et qu’ils veulent que j’apprenne des trucs que je comprends même pas à quoi ça sert ? Pourquoi ils racontent des choses sans y croire eux-mêmes et que ça se voit et que je le sais et mes copains aussi. Et que c’est nul de perdre son temps comme ça dans des écoles où on a même rien, à y faire, même rien à y trouver ! Ils disent des choses, toujours des choses et les choses ne vont pas et elles sont chères et elles me passent sous le nez. La nuit, c’est facile, elles sont toujours vides la nuit les écoles, elles sont si pauvres, y a presque plus rien qui tient, alors on pousse une porte, une fenêtre et ça y est, on est dedans, seuls et on va leur montrer, y aura pas photo, font assez chier, ça va être leur tour, à quoi ça sert des écoles comme ça ? À quoi ça sert des écoles où on apprend pas ce qui faut apprendre pour vivre comme on veut, sans toujours leurs mots que je comprends même pas et ils s’en rendent même plus compte, ils parlent seuls et on les comprend pas, ils parlent et ils partent le soir et nous on dit rien et on revient le soir, pour leur dire ce qu’on en pense de leur n’importe quoi. Font chier. C’est pas compliqué, font chier. Et puis, tant que vous y êtes, le même auteur nous offre aussi (toujours chez Couleur livres) un petit bouquin plutôt agréable à propos des bibliothèques, des lecteurs, des livres et des ateliers d’écriture, Je vous écoute (phrase-sésame que les bibliothécaires adressent aux lecteurs).

 

André Stas (http://c4.agora.eu.org/ )

 

 

 

 

 

 

 

 

Le Soir

LES PETITES MANOEUVRES FONT LE FAUX BOULEVARD

DEGAN,CATHERINE

Samedi 21 avril 1990

Les Petites Manœuvres font le faux boulevard

«Vous qui n'êtes pas metteur en scène, montez-nous donc une pièce qui n'a ni texte ni distribution, mais doit être un boulevard». Telle est la proposition paradoxale que faisait, voici quelques mois, le Théâtre namurois et itinérant D'En Face au comédien Jean-Pierre Baudson. Plus d'un an après, Les Petites Manoeuvres s'affichent, sous la signature de Daniel Simon, à l'Atelier Sainte-Anne, et non aux Galeries.

J'ai été ravi de l'occasion qui m'était donnée par hasard de passer de l'autre côté de la barrière, expérience que tout comédien doit tenter un jour, raconte Baudson. Mais je me suis rapidement rendu compte que le boulevard ne m'intéressait en rien - sinon par sa mécanique. J'ai alors réuni une équipe d'acteurs «de ma famille», que je savais porteurs de grande énergie, et d'autre part contacté Daniel Simon, car j'avais l'intuition que le rôle de l'auteur, dans ce qui n'est pas une «création collective», serait très important. Lui et moi avons commencé par définir quelques thèmes de travail et des profils de personnages. Nous avions envie de montrer le vide de sens actuel, une société (petite-) bourgeoise qui ne tourne plus que sur elle-même. En quelque sorte et sans prétention, d'imaginer une suite contemporaine aux Estivants et à la Trilogie du revoir que Philippe van Kessel avait montés naguère au Sainte-Anne.

Comédiens et metteur en scène se livrent alors à trois semaines d'improvisations auxquelles Daniel Simon n'assiste jamais, mais dont Jean-Pierre Baudson lui retrace le fil rouge. D'où surgissent ces Petites Manoeuvres en trois actes et une «tranche de vie»: par un bel après-midi de solstice d'été, dans un jardin de Rhode-Saint-Genèse, cinq individus (soit trois couples) sont réunis pour fêter leur récente victoire à un jeu télévisé, et déterminer lesquels d'entre eux profiteront du voyage en Thaïlande pour... deux personnes.

Nos personnages sont aussi stupides que nous, un peu plus peut-être puisqu'on est au théâtre, avoue Simon. Mais nous les aimons beaucoup: ce sont de grands enfants perdus, qui tiennent de Bouvard et Pécuchet en même temps que du Déclin de l'Empire américain.

Plus le travail avançait - enchaîne Baudson -, plus les contradictions pleuvaient. Nous avions de moins en moins envie d'être comiques, mais plutôt méchants; nous voulions traiter le vide au travers d'une forme bourrée de mots! Mais comme j'ai toujours aimé distordre les choses, nous avons abouti à un boulevard, ou du moins à une comédie distordue...

Après une première série de représentations, cet hiver, en Wallonie, l'écriture et la mise en scène du spectacle ont été resserrées pour s'installer aujourd'hui sur la scène du Sainte-Anne, où Philippe van Kessel l'accueille juste avant de s'en aller prendre ses quartiers «nationaux». Des Petites Manoeuvres à l'aube des grandes, en somme.

CATHERINE DEGAN.

Les Petites Manoeuvres de Daniel Simon à l'Atelier Sainte-Anne (en coproduction avec le théâtre d'En Face et le Centre dramatique hennuyer), du 24 avril au 19 mai («Première colonne» du 26 avril au 3 mai).

Le texte de la pièce est édité par Promotion Théâtre.

http://archives.lesoir.be/les-petites-manoeuvres-font-le-faux-boulevard_t-19900421-Z02LEJ.html

 

 

 

CRITIQUES DE LIVRES

Destin des hommes

L’Arbre à Paroles assume une production   régulière   d'un   recueil   de poèmes par semaine. A ce rythme, on pourrait parler de productivité digne d'une usine mais ce serait faire bon marché du service que rend cette maison d'édition aux nombreux poètes qui se pressent au portillon. Et ce serait aussi oublier que d'autres maisons éditent à une vitesse plus ébouriffante encore.

Dans la production récente de cette maison, trois recueils ont particulièrement retenu notre attention.

( …)

 


Daniel SIMON
Epiphanies
coll. L'Orange bleue
L'Arbre à Paroles
1999
86 p.

J'espère que mon lecteur comprendra ce que j'ai pressenti sans pouvoir le formuler... De l'autre côté du rien est écrit sur un mode tantôt léger et tantôt grave ; c'est le livre d'un auteur qui médite sur son grand âge et qui sait qu'il n'a plus beaucoup d'avenir. Qu'il s'agisse du rien, du vide ou de la mort n'est, tout compte fait, qu'une question de vocabulaire pour masquer un accomplissement inéluctable. Ce que Serge Claeys évoque philosophiquement est ici inscrit dans la chair. Qu'André Miguel me pardonne de rater l'émotion de ses poèmes, qu'il sache néanmoins que l'humanité de sa parole m'a bouleversé. Avec Epiphanies, Daniel Simon donne un recueil écrit sur une vingtaine d'années et dont le titre s'impose. Il dit un creux à remplir, une pulsation, du dehors au dedans, ou l'inverse. Il déchante puis ranime, affame puis rassasie, se dit dressé, usé, déçu. En désarroi, il recherche l'échange amoureux, l'avidité du ventre, attend les caresses ; il veut faire parler le corps là où la parole le lasse. Au passage, il s'interroge sur la difficulté de vivre et la pertinence du poème. « Tout se mélange et rien / ne semble tenir sa promesse » mais « Le bon heur, c'est peut-être / un peu de vie / sous traite au tumulte ». Dans ces textes, beau coup de choses se passent dans la nuit, durant la nuit à moins que la nuit elle-même... La part obscure de l'auteur est la part belle et le rapport est fréquent entre le texte et l'ombre. Le poète qui « demeure absent de son histoire / depuis l'école communale » use plus qu'à son tour des mots « sperme », « givre » ou « tatouage », comme pour laisser une trace, dans un dernier sursaut. L'Horatio de Claeys s'interrogeait : faut-il vivre ou écrire ? Les Epiphanies de Simon répondent dans la douleur. Mais le recueil s'éclaircit au fil des pages et sa « Petite suite pour rien... » est une merveille, dense et lumineuse.

Jack Keguenne

 

 

 


Traverse asbl | 86/14 avenue Paul Deschanel - 1030 Bruxelles, Belgique | +32 2 216 15 10 | +32 477 763 622 | CONTACT